TOTUM
- En duo avec Marie Van de Walle

TOTUM est un duo créé en 2019 avec Marie Van de Walle autour de la relation humains-non humains.
Cette collaboration se fait à travers les biomatériaux, le son et l'installation.
Les projets prennent racine sur différents territoires qui font converger les deux artistes autour de questionnements locaux, ancrés et universels à la fois.
La nourriture principale de ce duo provient de la pensée du vivant incarnée par des personnes comme Vinciane Despret, Baptiste Morizo, Bruno Latour, Marielle Macé etc.
LA CHERCHE
Résidence de 3 semaines en Août 2022 à la Cherche, lieu culturel situé à Cherbourg.
Ce temps à été consacré à l'arpentage du territoire de la Hague avec trois jours de randonnée et d'observations/prélèvements de sensations, sons et matières afin d'établir par la suite une installation sensible de cette expérience.
Le matériel de camping a été l'outil de transition entre le duo de marcheuses et le territoire. Par la suite, c'est ce matériel qui a servit de corps sonore aux compositions électroacoustiques et de support de moulage pour le papier sauvage réalisé à partir des végétaux locaux.
Des prototypes d'Orgues éoliens sont nés pour dialoguer avec le vent très fort de la région.





MURMURES
Installation réalisée pour l'édition 2021 de la Nuit Blanche des Enfants dans la mairie du 18ème arrondissement de Paris.
Curation de Yann Lefrit et François Mahe.
Pour cette installation Totum s'est inspiré des termites et de leur habitat. Les termites sont considérées comme des espèces fondatrices dans le monde de l’écologie car leur habitat, une fois déserté, est un véritable refuge pour de nombreuses autres espèces.
Ici le duo propose aux enfants d’expérimenter l’idée d’un refuge, d’une galerie à taille réelle comme un passage qui les mènent vers le cœur de l’installation. Là se trouvent de petits refuges impossible à visiter mais dont les voix semblent évoquer toute la vie que recèle ce type d’habitat.
A l’instar des termites qui construisent leur habitat avec les matériaux qui se trouvent sur le territoire, l’installation est composée d’herbe, récoltée non loin du 18ème arrondissement et transformée via différentes étapes. L’herbe est séchée puis bouillie et broyée. La pulpe obtenue est ensuite mélangée à une colle végétale et moulée. Cette pâte d'herbe doit ensuite sécher plusieurs heures/jours pour arriver à la forme finale.
Après la nuit blanche, les refuges pourront être déposés dans un milieu naturel et se décomposer au gré du temps.


ADVENTICES
Installation dans l'espace public - Biennale d’art contemporain Appel d’Air à Arras.

Travail sur la notion de résilience, cette capacité pour l’humain et pour la nature de se reconstruire malgré un bouleversement.
Les adventices, ou plantes sauvages, appelées à tort “mauvaises herbes” sont un modèle de résilience, capables de pousser dans l’univers hostile des villes dès qu’une fissure apparaît dans le béton.
Partant de ce constat captivant, un pont sensible est établi entre les plantes sauvages urbaines et l’expérience humaine. Un travail d’art en commun pensé en collaboration avec les habitants d’Arras et les plantes locales du territoire.

Pour la Biennale, nous avons proposé une installation faite d’impression végétale sur textile dans laquelle le visiteur était invité à venir écouter les voix des personnes rencontrées lors de cette création.
Un grand merci à Marc et Mathilde de l'association Vie Libre - Arras. Le témoignage de leur parcours est à écouter sur le Soundcloud de Totum.
